Refonte ou changement d'hébergeur : comment ne rien perdre

Redirections, DNS, mails, certificats : la méthode pour changer de site ou de serveur en toute sécurité.

· 2 min de lecture · Par NET WEB SERVICES

Changer de site ou d'hébergeur est l'un des moments où une entreprise perd le plus facilement des visites, des positions sur Google, voire des e-mails. Presque toujours pour les mêmes raisons, et presque toujours évitables.

Il faut distinguer deux opérations, souvent faites en même temps : la refonte, où les adresses des pages changent, et le changement de serveur, où les adresses restent les mêmes mais où tout déménage.

La refonte : ne pas casser les adresses

Chaque page de l'ancien site a pu accumuler des liens et des positions. Si elle disparaît sans redirection, ce capital est perdu, et vos visiteurs tombent sur une erreur.

  1. Faire l'inventaire des anciennes adresses. Dans Google Search Console : la rubrique « Liens » (pages les plus liées), la rubrique « Performances » sur la plus longue période possible, et la liste des pages introuvables. L'ancien plan du site, s'il existe, complète la liste.
  2. Établir une correspondance page par page. Chaque ancienne adresse importante doit renvoyer, par une redirection permanente (301), vers la nouvelle page la plus proche par le sens. Tout renvoyer vers l'accueil ne sert à rien.
  3. Reprendre ce qui fonctionnait. Titres, textes qui se positionnaient bien, données structurées : une refonte n'est pas l'occasion de les jeter.
  4. Surveiller pendant deux à trois mois. Les erreurs 404 et les pages liées dans Search Console indiquent ce qui a été oublié.

Selon la documentation de Google, une redirection 301 ne fait pas perdre la valeur des liens qui pointaient vers l'ancienne page. Encore faut-il qu'elle existe.

Le changement de serveur : préparer la bascule

  1. Baisser la durée de cache DNS (TTL) à 5 minutes, quelques jours avant. Le jour venu, le changement se propage en quelques minutes au lieu de 24 heures.
  2. Tout copier sans toucher à l'existant : fichiers, bases de données et boîtes mail. L'ancien serveur continue de fonctionner normalement.
  3. Tester sur le nouveau serveur avant de basculer, en y accédant directement, sans passer par le DNS public.
  4. Basculer tous les enregistrements : le site et www, mais aussi le serveur de messagerie (MX) et les sous-domaines oubliés, comme webmail, imap, pop3 ou smtp.
  5. Réémettre les certificats SSL sur le nouveau serveur, et vérifier qu'ils se renouvelleront automatiquement.
  6. Rapatrier les derniers e-mails arrivés sur l'ancien serveur pendant la propagation. Attention au piège : une resynchronisation complète peut faire réapparaître des milliers de messages supprimés entre-temps. On ne copie que les nouveaux.
  7. Garder l'ancien serveur une ou deux semaines avant de l'effacer, avec une sauvegarde complète stockée ailleurs.

La liste à garder sous la main

  • Inventaire des anciennes adresses et plan de redirections 301.
  • TTL DNS abaissés quelques jours avant.
  • Copie complète du site, des bases et des mails, testée avant bascule.
  • Tous les enregistrements DNS basculés, messagerie comprise.
  • Certificats SSL réémis, renouvellement automatique vérifié.
  • Derniers e-mails rapatriés, sans doublons.
  • Ancien serveur conservé, puis sauvegardé avant formatage.
  • Search Console surveillée pendant deux à trois mois.

C'est la méthode qu'on applique pour chaque transfert de site ou de messagerie qu'on nous confie.

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